Fairey Seafox

Fairey Seafox

Fairey

Historique 

Le réglage d'artillerie et la reconnaissance en mer effectués par des avions  catapultés depuis des navires de  guerre figurèrent parmi les tâches les  plus ingrates - mais aussi les plus indispensables - confiées aux appareils  de la Fleet Air Arm  entre les deux  guerres. 
S’intéressant à la spécification  S.11/32 qui concernait un appareil de  cette catégorie, Fairey proposa un hydravion biplan biplace disposant d'un  habitacle à l'air libre pour le pilote,  tandis que l'observateur-mitrailleur  était abrité dans un poste entièrement fermé par une verrière (cette  disposition avait été adoptée en vue  de faciliter le catapultage et la récupération de l’avion par une grue de  bord). La construction était mixte, le  fuselage monocoque étant métallique  et les ailes entoilées. Bénéficiant d'un  contrat de quarante-neuf exemplaires  qui reçurent la dénomination de Fairey Seafox, en juillet 1936, la firme  britannique signa, en septembre de la  même année, un nouveau contrat,  portant sur quinze exemplaires cette  fois. 
A l’origine, le Seafox devait recevoir un moteur en étoile Bristol  Aquila de 500 ch (373 kW), mais pour  d`obscures raisons le choix définitif se  fixa sur le Napier Rapier de seize cylindres développant seulement 395 ch  (295 kW). C’est la raison pour laquelle le Seafox souffrit pendant  toute sa carrière d’un manque de  puissance. Le premier prototype vola  depuis Hamble le 27 mai 1936, tandis  que le second, équipé d'un train d’atterrissage à roues, prit l'air le 5 novembre 1936 (ce dernier fut ultérieurement transformé en hydravion). 
Les appareils tête de série sortirent  des chaînes de montage en 1937, le  tout premier Seafox étant pris en  compte le 23 avril. A des essais de catapultage effectués au RAE par l’un  des prototypes, en mars 1937, succéda  une évaluation à bord du Neptune au  large de Gibraltar. Puis, au fur et à  mesure de l'arrivée des exemplaires de  série, l'hydravion fut versé à des formations embarquées. Les Flights 702,  713, 714, 716 et 718 qui reçurent des  Seafox constituèrent, en janvier 1940,  le Squadron 800, l'appareil étant également utilisé pour l'entraînement  par les Squadrons 753 et 754. Quant  éclata la Seconde Guerre mondiale, le  Seafox servait sur un certain nombre  de croiseurs, aux côtés du Walrus am-  phibie et du Swordfish. Ces machines  n'allaient pas tarder à être engagées  au combat lors de l'attaque menée  contre le cuirassé de poche Admiral  Graf Spee dans le Rio de la Plata en  décembre 1939. Poursuivi par les  croiseurs britanniques Achilles,  Ajax et Exeter, le navire allemand  avait été sérieusement touché par ses  adversaires, les deux Walrus de l`Exeter étant cependant détruits. L'un des  deux Seafox de l`Ajax, ayant été catapulté, régla les tirs du croiseur; son  pilote, le Lieutenant Lewin, reçut  pour cette action la première DSC de  la Fleet Air Arm décernée au cours de  la Seconde Guerre mondiale. 
La production du Seafox cessa en  1938, mais l’appareil fut maintenu en  première ligne jusqu'en 1942, époque  à laquelle il fut remplacé par le Vought-Sikorsky Kingfisher sur les  catapultes des navires de guerre.  Quelques Seafox servirent à l’entraînement jusqu`en juillet 1943

Fairey Seafox
Constructeur Fairey Aviation Company
Rôle Hydravion biplace de reconnaissance et de règlage d'artillerie
Premier vol 27 mai 1936
Mise en service 23 avril 1937
Nombre construits inconnu
Équipage
2 (Pilote &Observateur-Mitrailleur)
Motorisation
Moteur Napier Rapier VI de 16 cylindres en H
Nombre 1
Puissance unitaire 395 ch ( 295 KW )
Dimensions
Envergure 12,19 m
Longueur 10,81 m
Hauteur 3,68 m
Surface alaire 40,32 m²
Masses
À vide 1 726 kg
Maximale 2 458 kg
Performances
Vitesse maximale ( 1 750 m )200 km/h
Plafond 3 350 m
Vitesse ascensionnelle  
Rayon d'action 708 km
Armement
1 mitrailleuse arrière de 7,7 mm

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