Fairey Firefly

Fairey Firefly

Firefly

Historique 

Conçu en réponse à une spécification  de l’Amirauté qui réclamait un chasseur de reconnaissance biplace, le Fairey Firefly présentait une avance  considérable sur le Fulmar. Monoplan  à aile basse cantilever, de construction entièrement métallique, cet appareil disposait d'un empennage
classique et d'un train d'atterrissage à  roulette de queue escamotable, le pilote et le navigateur-radio prenant  place dans deux habitacles séparés.  Quant à la propulsion, elle était assurée par un moteur Rolls-Royce Griffon IIIB, les derniers Firefly Mk I de  série mettant en œuvre un Griffon  XII de 1 990 ch (1 484 kW).
 Le premier des quatre exemplaires  de développement vola le 22 décembre 1941, l'avion tête de série, baptisé  Firefly Mk I, étant réceptionné en  mars 1943. Au total, 459 machines de  cette version furent réalisées, 327 par Fairey et 132 sous licence par la firme  General Aircraft. La mise en place, en  arrière du moteur, d'un radar ASH  donna naissance au Firefly FR Mk I,  dont 236 unités furent produites, un  certain nombre de F Mk I étant modifiés, par la suite, aux standards FR  Mk I avec la dénomination de Firefly  F Mk IA. Un modèle de chasse de  nuit fut ensuite mis au point sous la  désignation de Firefly NF Mk 11, des  problèmes rencontrés dans l'installation du radar AI Mk 10 empêchant  cependant la réalisation des  328 exemplaires dont l'assemblage  avait été prévu à l'origine. C'est la  raison pour laquelle 140 Firefly FR  Mk I furent transformés sur les chaînes d'assemblage en Firefly NF Mk I,  les 37 Firefly NF Mk II qui avaient  été construits étant, quant à eux,  convertis en Mk I. Après la guerre,  cette version donna lieu à la réalisation du Firefly T Mk I à double  commande d'entraînement au pilotage, au Firefly T Mk 2 de transformation opérationnelle doté d'un  canon, et au Firefly T Mk III, utilisé  pour la formation des équipages chargés des missions de lutte anti-sous- marine. Quelques Firefly TT Mk 1 de  remorquage de cibles furent même  mis au point. 
Un seul prototype du Firefly F Mk  III, pourvu d'un moteur Griffon 61,  vit le jour, Fairey se concentrant  alors sur la conception du Firefly F Mk IV, qui disposait d'un Griffon 74  et de deux nacelles de voilure capables d'emporter indifféremment du  carburant ou un radar ASH. Cent  soixante exemplaires de cette version  furent produits, le premier Firefly F  Mk 4 étant livré en unité au cours du  mois de juillet 1946 (quelques-uns furent ensuite mis aux standards Firefly TT Mk 4). Quant aux Firefly Mk 5  et Mk 6, qui prirent respectivement  l`air en décembre 1947 et en mars  1949, ils présentaient une très grande  ressemblance avec le Mk 4. Le Mk 5  donna lieu à la construction de trois  cent cinquante-deux machines dont  les principales variantes furent le Firefly FR Mk 5, le Firefly NF Mk 5 et  le Firefly AS Mk 5, ce dernier étant  équipé de bouées acoustiques américaines et d'autres dispositifs qui permettaient de le distinguer des Firefly  AS Mk 6d (133 unités réalisées) pourvus de systèmes britanniques. Quelques Firefly T Mk 5 d'entraînement  et Firefly TT Mk 6 de remorquage de  cibles furent assemblés en Australie à  partir de Firefly AS Mk 5. 
Le premier Firefly AS Mk 7, doté  du moteur Griffon 59, prit l'air en octobre 1951 avec le radiateur qui, sur  le Mk III, avait donné lieu à divers  problèmes. Conçu pour la lutte anti-sous-marine, cet appareil, qui ne fut  construit qu'à quelques exemplaires,  emportait deux opérateurs radar. Par  contre, l'avion d’entraînement à la  lutte contre les submersibles Firefly  T Mk 7 fut assemblé à raison de cent  cinquante et une unités. Quant aux  trente-quatre Firefly U Mk 8 (dérivés  du Firefly T Mk 7) et aux quarante  Firefly U Mk 9 (extrapolés des Mk 4  et Mk 5), il s'agissait de cibles sans  pilote qui furent utilisées pour la mise  au point de missiles par la Royal  Navy. 
Le Firefly entra  en service le  1er octobre 1943, au sein du Squadron 1770,  basé à Yeovilton, dans le Somerset,  plusieurs d'entre eux étant ensuite  embarqués sur le porte-avions HMS  Indèfatigable, à partir duquel ils prirent part à des opérations menées  contre le cuirassé Tirpitz, en Norvège,  en juillet 1944. L'avion fut également  mis en œuvre contre les raffineries de  pétrole de Sumatra, tenues par les Japonais, et contre des objectifs terrestres et maritimes au Japon même. En  1950, quand éclata la guerre de Corée,  des Firefly furent employés à partir  des porte-avions légers britanniques  ou australiens, certains d'entre eux  étant engagés contre les insurgés, en  Malaisie, dans des missions d'attaque  au sol.       

 

Fairey Firefly Mk. I
Constructeur Fairey Aviation
Rôle Chasseur embarqué
Premier vol 22 décembre 1941
Mise en service 1943
Date de retrait 1958 (Fleet Air Arm)
Nombre construits 1 702 (de 1941 à 1955)
Équipage
2 (Pilote & Observateur)
Motorisation
Moteur Rolls-Royce Griffon IIB
Nombre 1
Type V12 à refroidissement liquide
Puissance unitaire 1 730ch
Dimensions
Envergure 13,56 m
Longueur 11,46 m
Hauteur 4,14 m
Surface alaire 30,5 m2
Masses
À vide 4 432 kg
Avec armement 6 373 kg
Performances
Vitesse maximale 508 km/h
Plafond 8 530 m
Rayon d'action 2 090 km
Armement
Interne 4 canons Hispano-Suiza HS.404 de 20mm
Externe 2 bombes de 454 kg (1000lbs)
ou 8 roquettes RP-3 de 27kg (60lbs)

Fairey Firefly in Action

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