De Havilland DH.82-Tiger Moth

De Havilland DH.82-Tiger Moth

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 Historique

 Le succès rencontré par le De Havilland Moth dans le domaine des  avions d'entraînement civil conduisit  inévitablement au développement  d'une version militaire, connue sous  la dénomination de DH.60T Moth  Trainer. Comparé aux premières versions civiles, le DH.60T avait été renforcé en vue d'opérer à un poids maximal en charge plus élevé et de  manière à emporter sous le fuselage  deux bombes factices d`entraînement  de 9 kg. L’avion pouvait également  être équipé d'une cinémitrailleuse ou  de caméras de reconnaissance, devenant ainsi une machine d'entraînement totalement polyvalente. Pour  assurer une sortie rapide de l'habitacle avant en cas d'accident, les câbles  de commande faisaient un coude vers  l'avant au niveau de l`emplanture de  l’aile tandis que les portes de l'habitacle avaient été abaissées. Toutefois, le  poste de pilotage avant était encore  entouré des mâts de cabane. C'est la  raison pour laquelle ils furent placés  plus en avant sur le nouvel appareil  d’entraînement, qui répondait à la  fiche-programme 15/31, améliorant  ainsi la sécurité passive. Pour  compenser le déplacement du centre  de gravité qui résulta de cette opération, les deux plans furent décalés et  les ailes reçurent une flèche peu accentuée. En outre, un moteur inversé  Gipsy III en ligne de 120 ch (89 kW)  fut installé tandis que les techniciens  procédaient à des modifications destinées à augmenter la visibilité vers  l'avant. 
Les huit appareils de présérie construits, toujours sous la dénomination  de DH.60T, furent cependant baptisés Tiger Moth, précédant un exemplaire dont le plan inférieur présentait un dièdre et une flèche plus  prononcés. Cette machine, qui reçut  la dénomination de De Havilland  DH.82, vola pour la première fois à  Stag Lane le 26 octobre 1931. Trente- cinq unités furent alors commandées  dans le cadre du marché T23/31, les  premiers appareils étant livrés à la  Flying Training School 3 de Grantham en novembre 1931. Quelques- uns furent pris en compte par la Central Flying School en mai 1932. De  Havilland lança ensuite une version  améliorée dotée d’un moteur Gipsy  Major de 130 ch (97 kW) et dont le  revêtement supérieur du fuselage arrière était usiné en contre-plaqué, et  non pas en toile comme sur les premiers exemplaires de série. Désigne  DH.82A, l'avion fut baptisé Tiger Moth Il par la RAF, qui signa avec le  constructeur le marché T.26/33 portant sur cinquante exemplaires.          
Livrés à Kenley entre les mois de novembre 1934 et de janvier 1935, les Tiger Moth Il étaient équipés de capotes destinées à recouvrir l'habitacle  arrière afin de permettre l'entrainement au vol sans visibilité. D`autres  appareils du même type furent fournis aux centres de formation des  firmes Bristol et De Havilland, de  même qu’aux écoles de pilotage élémentaire mises sur pied par les sociétés Brooklands Aviation, Phillips &  Powis, Reid & Sigrist, Airwork et  Scottish Aviation dans le cadre d’un  programme défini par la Royal Air  Force. Sur les quarante-quatre institutions de ce genre fonctionnant en  août 1939, une vingtaine fermèrent  leurs portes au début des hostilités.
Avant la guerre, la fabrication du  Tiger Moth eut lieu en Norvège, au  Portugal, en Suède et au Canada où  la production atteignit deux cent quatre-vingt-sept  DH.82A. De Havilland  Canada réalisa ensuite 1520 exemplaires du DH.82C, une version qui se  caractérisait par son moteur Gipsy  Major de 145 ch (108 kW), un capotage nouveau, une verrière coulissante, un système de chauffage de  l'habitacle, des freins de roues et une  roulette de queue au lieu de la béquille d`origine. L’avion, qui pouvait  être équipé de skis ou de flotteurs,  reçut, lorsque le Gipsy Major n'était  pas disponible, un Menasco Pirate.  Un lot de deux cents DH.82C  commandé par l'US Army Air Force  sous la dénomination de PT-24 fut en  fin de compte expédié à la Royal Canadian Air Force. 
Le De Havilland DH.82C, qui affichait une vitesse maximale en palier  de 172 km/h, avait une vitesse de  croisière de 145 km/h. Son plafond  pratique se situait a environ 4 450 m  et, avec ses pleins de carburant normaux, l'appareil pouvait franchir une  distance maximale de 445 km. Son  poids à vide atteignait 506 kg, tandis  que sa masse maximale au décollage  était de 830 kg. Son envergure était  de 8,94 ni, sa longueur de 7,29 ni, sa  hauteur de 2,69 rn et sa surface alaire  de 22,20 ml. 
En septembre 1939, des Tiger Moth  civils furent réquisitionnés par la  RAF qui, d’un autre coté, passa de  nouveaux marchés avec De Havilland.  Ainsi, 795 machines furent assemblées  à Hatfield avant que l'usine ne  s'oriente vers la production du Mosquito, les chaînes de montage du  Tiger Moth étant alors transférées à  Cowley, où Morris Motors en fabriqua 3 500 exemplaires. En Nouvelle- Zélande, De Havilland en construisit  345 autres, et 1 085 en Australie. 
Le 17 septembre 1939, deux semaines après l’entrée en guerre de la  Grande-Bretagne, le Flight A du  Communication Squadron du corps  expéditionnaire britannique fut expédié en France où ses Tiger Mot effectuèrent, pendant tout l'hiver et  une partie du printemps, des missions  de liaison. Les appareils qui échappèrent à la destruction regagnèrent les  îles britanniques au moment de l’évacuation de Dunkerque. 
Le Tiger Moth fut également transformé, en vue de s'opposer à une  éventuelle invasion allemande, en  avion d'attaque au sol. Il fut équipé  dans cette perspective de points d'attache qui, installés sous le fuselage ou  sous les ailes, pouvaient recevoir des  bombes de 9 kg. Aucun d'entre eux ne  fut cependant utilisé en opérations,  malgré la fabrication et la livraison  aux écoles de pilotage de près de mille cinq cents ensembles de ce type. Quelques mois plus tôt, en décembre 1939,  la RAF avait constitué six squadrons  de surveillance côtière, dont cinq  dotés de Tiger Moth. Les responsables de la défense du littoral britannique estimaient, tout en sachant que  cet appareil ne possédait aucune capacité d'attaque réelle, que le bruit  d'un moteur était susceptible de dissuader un commandant de sous-marin  de faire surface. 
Quelques  Tiger Moth furent employés, en Extrême-Orient, dans des  missions d'évacuation sanitaire, emportant un blessé dans un espace de  1,83 m de long aménagé dans le fuselage arrière, à la place du coffre à bagages. C'est cependant en tant  qu`avion d`entraînement que le Tiger  Moth joua le plus grand rôle, équipant pas moins de vingt-huit écoles  élémentaires en Grande-Bretagne,  vingt-cinq autres au Canada (plus  quatre de radios), douze en Australie,  quatre en Rhodésie (plus une de moniteurs), sept en Afrique du Sud et  deux en Inde. Après la fin des hostilités, vingt-deux Reserve Flying  Schools et dix-huit University Air  Squadrons volèrent sur cette machine, pour passer sur De Havilland  Chipmunk, un monoplan très maniable, entre 1950 et 1953
Quant au DH.82B Queen Bee, il  s'agissait d'un avion cible radioguidé  qui combinait le fuselage du Moth  Major, la voilure du Tiger Moth, un  moteur Gipsy Major et une génératrice actionnée par le vent relatif. Le  prototype prit l'air pour la première  fois le 5 janvier 1935, trois cent quatre-vingts exemplaires étant réalisés  par la suite. 
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, environ huit mille Tiger Moth  avaient été construits pour le compte  de la RAF, qui en céda un certain  nombre à la Belgique, à la France et  aux Pays-Bas, où ces avions furent  utilisés à la fois pour des besoins  civils et militaires. Employés pour  l'entraînement, le sport ou les loisirs,  ces appareils servirent également au  travail agricole, notamment en Nouvelle-Zélande. Le Tiger Moth fit enfin  l’objet de nombreuses tentatives de  transformation qui portèrent essentiellement sur la mise au point d’habitacles fermés. Le projet le plus ambitieux fut mené à bien par la  compagnie britannique Jackaroo Aircraft, qui réalisa un fuselage plus  grand capable d'accueillir quatre passagers installés côte à côte, les dix-neuf Thruxton Jackaroo assemblés  présentant aussi bien des habitacles  fermés qu`à l’air libre. En 1983, de  nombreux Tiger Moth, véritables trésors d'une valeur difficilement estimable, volent encore de par le monde.      

de Havilland DH.82 Tiger Moth
Constructeur de Havilland
Rôle Avion d'entraînement
Statut En service comme avion civil
Premier vol 26 octobre 1931
Mise en service 1932
Date de retrait Service militaire : 1959
Nombre construits 8280
Équipage
2 (1 élève, 1 instructeur)
Motorisation
Moteur de Havilland Gipsy Major (en)
Nombre 1
Type 4 cylindres en ligne refroidi par air
Puissance unitaire 130 ch
Dimensions
Envergure 8,94 m
Longueur 7,34 m
Hauteur 2,68 m
Surface alaire 22,20 m2
Masses
À vide 500 kg
Maximale 830 kg
Performances
Vitesse maximale 167 km/h
Plafond 4 267 m
Rayon d'action 483 km

How to fly a Tiger Moth

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Date de dernière mise à jour : 20/12/2013

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