Dassault Mirage F1

Dassault Mirage F1

800px mirage f1b

Historique 

Le Dassault Mirage F.1 se présente  comme le successeur des Mirage III et  5, dont la notoriété n'est plus à souligner, bien qu'il n'ait rien à voir avec  le projet conçu à l'origine dans ce but.  En 1964, Dassault bénéficia de la part  du gouvernement français d'un  contrat visant à la construction d'un  prototype du chasseur biplace Mirage  F.2. Se caractérisant par une aile et  un empennage des plus classiques et  équipé d`un réacteur à double flux  SNECMA-Pratt & Whitney TF306,  cet appareil effectua son vol inaugural en juin 1966. Il fut suivi, en  décembre de la même année, par le  premier Mirage F.1, un chasseur  monoplace de plus petites dimensions  réalisé sur les fonds propres de la  firme et pourvu du réacteur Atar.  Bien qu’il connût une fin tragique, le  prototype du Mirage F.1 n`en attira  pas moins l`attention des autorités  compétentes, si bien qu`en septembre  1967 le gouvernement français passa  une commande concernant trois  exemplaires de présérie en plus d'une  cellule d'essais statiques. La première  de ces machines, qui vola en mars  1969, acheva son programme d`essais  quelque trois mois plus tard. Bien  qu'équipé d'un SNECMA Atar 9K-31,  moins puissant que l`Atar 9K-50,  adopté un peu plus tard, le premier  Mirage F.1 de présérie se distingua  par un certain nombre de performances impressionnantes pendant cette  période, notamment quand il atteignit Mach 2,12 ou 2260 km/h à  11 000 m et 1 300 km/h à basse altitude. 
Comme appareil de combat polyvalent, le Mirage F.1 est sans conteste  un successeur idéal du Mirage III en  raison de son importante capacité  d'emport de charges militaires, de sa  grande maniabilité à basse altitude et  de sa remarquable vitesse ascensionnelle. Ses dispositifs hypersustentateurs, composés de becs de bord d’attaque et de larges volets, lui  permettent de décoller et d`atterrir  très court, c'est-à-dire entre 500 et  800 m. Bien que les dimensions du  Mirage III et du Mirage F.1 soient  pratiquement identiques, la capacité  interne en carburant de ce dernier a  été augmentée de 40 C/E, par le remplacement des réservoirs cloisonnés par  des réservoirs structuraux. 
Un temps de réaction aussi court  que possible étant tout autant nécessaire à un intercepteur qu’à un chasseur bombardier, le Mirage F.1 se  comporte dans ce domaine de manière  plus qu’honorable. Ses équipements  auxiliaires, qui sont peu nombreux,  peuvent tous être transportés par  avion. L`appareil possède un dispositif de démarrage autonome, et son  système de ravitaillement sous pression lui permet de faire les pleins de  ses réservoirs internes en six minutes  environ. Toutes ces caractéristiques  contribuent à maintenir le temps  d’immobilisation au sol entre deux  missions à moins de quinze minutes  (pour des missions d'identification  plutôt que d'interception). 
Le radar classique Thomson-CSF  Cyrano IV du Mirage F.1, qui possède  une puissance supérieure de 80 5% à  celle du Cyrano II du Mirage III, autorise l`interception d`avions hostiles  à toute altitude, et même en rase-mottes au-dessus d`un terrain accidenté. Une fois la cible acquise manuellement par le pilote, le radar  assure sa poursuite en mode automatique. Les missiles peuvent être  mis à feu par le calculateur de tir ou  par le pilote qui suit les indications fournies en permanence par l’ordinateur. Le Mirage F.1 peut décoller  en deux minutes grâce à ‘'emploi du  dispositif GAMO qui fournit le courant électrique nécessaire pour préchauffer le système de navigation et  d'attaque, ainsi que pour la circulation du liquide de refroidissement du  radar et pour l'air conditionné dans  l'habitacle. Un bras télescopique terminé par un parasol offre au pilote la  protection qui lui permet d'attendre,  sous un soleil de plomb, assis dans son  habitacle pendant des heures, l'ordre  de décoller. Lorsque cet ordre arrive,  le pilote met son réacteur en route, et  le bras se replie automatiquement  tandis que les circuits de conditionnement d'air et de refroidissement du  radar sont déconnectés. Dès que le  réacteur a atteint un régime suffisant, la fiche de connexion au GAMO  est éjectée et l'avion peut commencer  à rouler. 
La version d`interception utilisée  par l’armée de l'Air est le Mirage  F.1C, dont le premier exemplaire de  série a effectué son vol inaugural le  15 février 1973 pour être pris en  compte par les militaires le  14 mars 1973. Sur les quelque six  cents Mirage F.1 commandés jusqu'au  milieu de l'année 1982, deux cent  vingt-cinq sont destinés à l'armée de  l'Air, le reste se répartissant entre  l'Afrique du Sud, l'Equateur, l'Espagne, la Grèce, l'Irak. la Jordanie, le  Koweit, la Libye et le Maroc. Il apparaît que les marchés enregistrés jusqu’au début de l`année 1982 seront  suffisants pour maintenir les chaînes  en activité jusqu’en 1985.       

Versions

 

Mirage F.1C-200 : dénomination attribuée à 25 F.1C de Farmée de l’Air équipés en permanenced'une perche de ravitaillement en vol

Mirage F.1A : version d’appui tactique et de chasse par temps clair comportant une avionique moins sophistiquée et disposant d'une capacité en carburant accrue ; version également construite sous licence par Atlas Aircraft en Afrique du Sud

Mirage F.1B : version d’entraînement biplace, équipée d'un écran radar et d`un affichage tête haute dans l'habitacle arrière ; peut être utilisée pour l’attaque

Mirage F.1E : identique au F.1C, mais pourvu d`un système de navigation et d`attaque plus complet permettant de l’employer par tous les temps; le projet d`un F.1E doté du réacteur à double flux SNECMA M53 a été abandonné

Mirage F.1CR : version de reconnaissance équipée de caméras classiques, de capteurs optiques et à Infrarouge et de systèmes avancés de navigation inertielle et radar

 

 

Dassault Mirage F1
Constructeur Dassault
Rôle Avion multirôle
Statut En service
Premier vol 23 décembre 1966
Mise en service 1973
Date de retrait le 14 juillet 2014 au soir
Nombre construits Plus de 720
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur SNECMA Atar 9K-50 7200 kg de poussée
Nombre 1
Type Turboréacteur
Poussée unitaire 68,30 kN
Dimensions
Envergure 8,40 m
Longueur 15,00 m
Hauteur 4,5 m
Surface alaire 25 m2
Masses
À vide 7 400 kg
Carburant 4 100 L kg
Avec armement 11 130 kg
Maximale 16 200 kg
Performances
Vitesse maximale 2 335 km/h (Mach 2,2)
Plafond 20 000 m
Vitesse ascensionnelle 12 780 m/min
Rayon d'action 900 km
Charge alaire 450 kg/m2
Rapport poussée/poids 0,64
Armement
Interne 2 canons DEFA de 30 mm
Externe 6 300 kg de charge (missiles air-air, bombes, roquettes, etc.)

Wild Fly - Mirage F1 Low Level in Chad

2 votes. Moyenne 2.50 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site